On aime toujours avoir les impressions et les tuyaux de nos compatriotes qui connaissent les régions que nous souhaitons visiter. C'est pourquoi je recueille chaque semaine les témoignages de Québécois exilés qui nous présentent leur coin de pays d'adoption.
Véronique Lebel, 35 ans, s'est envolée pour Shanghai en février 2007 à cause du nouvel emploi de son mari. Le couple Québéco-italien avait déjà foulé le sol de plusieurs pays avant de mettre le cap sur l’Orient. « Globe-trotters dans l’âme, nous voulions voir du pays et explorer une partie du monde, l’Asie, que nous ne connaissions pas », raconte-t-elle.
Pourquoi Shanghai : « Pourquoi pas ? Tous les yeux sont aujourd’hui rivés vers la Chine, j’ai l’impression d’être au centre du monde. »
Son quartier : « J’habite avec mon mari dans un grand appart moderne de cinq pièces, au 26e étage d’une tour d’habitation à Xu Jia Hui, le quartier de l’électronique. »
Occupation : « J’ai d’abord étudié le chinois pendant un an, puis je me suis ensuite trouvé un boulot comme responsable communications au Lycée Français de Shanghai, un établissement privé qui accueille plus de 1200 élèves francophones. J’ai eu beaucoup de chance de trouver un boulot immédiatement dans mon domaine et en français en plus ! Car je me débrouille à l’oral en chinois, mais de là à travailler dans cette langue… »
Ce qu’elle aime le plus : « J’adore le fait que la ville me prend par surprise tous les jours. Ici, pas moyen de s’ennuyer ! Il y a aussi l’optimisme des jeunes Chinois et la curiosité bon enfant des gens. Il faut savoir que Shanghai est une ville d’accueil pour plusieurs personnes des campagnes environnantes à la recherche de travail. Ces derniers n’ont parfois jamais vu d’Occidentaux ! Mais ce que j’aime par-dessus tout ? Les massages à 7 $ l’heure ! »