Myanmar, tu me fais rêver
Je rêve de visiter le Myanmar (Birmanie, si vous préférez, nom que le pays a porté jusqu'en 1989) depuis mon premier séjour en Asie en 2001. À l'époque, il était très compliqué de s'y rendre. Y aller par voie terrestre, alors que je me trouvais près de la frontière? Impossible: elle était fermée. Sur place, des tours opérateurs étaient contrôlés par l'État. Tous les agents de voyage rencontrés à Bangkok ont tenté de me dissuader (avec succès: je me suis finalement retrouvée à Singapour, où je me suis plutôt ennuyée). Même Lonely Planet marchait sur des oeufs, justifiant la raison d'être de son guide alors que la controverse continuait de régner.
Une douzaine d'années plus tard, la situation a bien changée. En 2011, la LND, mouvement démocrate d'Aung San Suu Kyi, a annoncé qu'elle levait le boycott contre le tourisme mis en place en 1996. L'année suivante, les yeux du monde entier se sont tournés vers ce pays mystérieux alors que le président Obama faisait maladroitement l'accolade à la lauréate du Prix Nobel de la Paix. Depuis, des médias des quatre coins de la planète ont ajouté la Birmanie à leur liste de destinations à visiter en 2013.
