Les meilleurs et les pires films d'avion?
Le cinéma? J'adore. Le tourbillon de ma vie m'empêche toutefois de succomber au plaisir des salles sombres aussi souvent que je le souhaiterais. C'est pourquoi je profite de mes déplacements en avion pour faire du rattrapage ciné.
C'est en me retrouvant en larmes devant The Artist pendant un vol Rome-Montréal d'Air Transat que je me suis dit qu'un film génial n'était pas forcément un bon film d'avion. Quelques heures plus tard, alors que je dansais sur mon siège devant Mamma Mia!, je peaufinais ma théorie.
Un bon film d'avion doit idéalement faire sourire, mais au moins ne pas provoquer d'émotions extrêmes comme la peur (Snakes on a plane, anyone?) ou la tristesse. Café de Flore à 30 000 pieds d'altitude? Pas. Une. Bonne. Idée.
Remarquez, je suis un peu maso. Au cours des derniers mois, j'ai sangloté devant The bridge of Madison County et Last night entre Montréal et Doha et paniqué en regardant Contagion quelque part au-dessus du continent nord-américain. J'ai bien versé une larme devant My week with Marilyn, mais pas de quoi faire monter le niveau de l'océan (enfin... pas trop).
À l'opposé, j'ai sûrement dérangé l'avion entier avec mes éclats de rire incontrôlables en visionnant le premier épisode de New girl, mettant en vedette Zooey Deschanel, dans un avion d'Air Canada (j'ai regardé le reste de la série dans le confort de mon foyer). Et j'ai vécu un moment légèrement embarassant en me réveillant en pleine scène de nudité pendant Melancholia...
«Jennifer Aniston est pour moi une actrice de films d'avion», tranche la gestionnaire de communauté Nadine Mathurin, qui admet ne jamais aller voir ses films en salle, mais les regarde parfois dans les airs. Je suis plutôt d'accord.
Un bon film d'avion doit à mon avis être juste assez mauvais pour ne pas provoquer trop de remous, mais divertir suffisamment pour faire oublier le voisin qui ronfle comme un camion. Morning glory est pour moi un bon exemple. J'avoue toutefois avoir visionné Midnight in Paris, loin d'être un navet, à trois reprises en avion en 2011-2012. Il y a toujours des exceptions. La section «Documentaires» permet par ailleurs parfois de faire de belles découvertes.
Chargée de programme à l'Association Québécoise des Organismes de Coopération Internationale (AQOCI) et grande voyageuse, Marie Brodeur Gélinas se souvient avoir vu Some like it hot avec beaucoup de bonheur. «Un bon vieux classique hilarant: parfait! Par contre, Titanic lors d'un vol Paris-Montréal, alors que l'iceberg apparaît dans le film quand l'avion survole Terre-Neuve, heu... Reste que les écrans individuels avec télécommande, ça fait toute la différence du monde!»
Pour l'animateur Karl Hardy, Bridesmaid remporte la palme du meilleur film d'avion. «J'ai vraiment ri! Ça m'a changé les idées et j'ai oublié que j'étais dans un vol de 10 heures.»
Un bon film d'avion ne doit pas non plus provoquer un sentiment de privation. «Pense à dire un mot sur les scènes avec des fumeurs quand tu ne peux pas fumer pendant neuf heures», m'écrit Musaraing sur Twitter.
La chroniqueuse Marie-Claude Lortie, elle, a trouvé son repas bien fade en visionnant des films axés sur la gastronomie dans le cadre d'un festival de cinéma gourmand, entre Honolulu Sydney. «Le festin de Babette, Big night, Eat Drink Man Woman... Je suis sortie de là avec une rage de dumplings!»
Il y a aussi les films qu'on choisit parce qu'ils constituent de bons somnifères. On dira ce qu'on voudra sur les qualités cinématographiques de l'oeuvre, Citizen Kane associé au ronron de l'avion assomme autant qu'un comprimé d'Ativan. Quant aux films bollywoodiens, ils permettent même à la fan que je suis de glisser lentement vers le sommeil.
Et vous, quels sont les meilleurs et les pires films vus dans un avion? Et comment les choisissez-vous?
Pour me suivre sur Twitter: @Technomade.
Commentaires
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Rédigé par : A Montrealer Abroad | 14 mai 2012 10:06:03
J'ai écouté Marley et moi en avion et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps - pas une bonne idée, haha. Les hôtesses étaient inquiètes! J'ai écouté Contagion entre Montréal et Paris et honnêtement, quel navet!
Mais j'ai pu réécouter pour la énième fois la fin d'Harry Potter, en français, en anglais... toujours aussi excellent. C'est ce que j'aime de l'avion - ça me donne quelques heures pour écouter de la musique ou voir un film auquel je ne donnerais pas de temps en réalité.
Rédigé par : Marie-Julie Gagnon | 14 mai 2012 10:12:27
@A Montrealer Abroad: Hahaha! J'ai profondément détesté Marley and me (il faut dire que je ne suis pas très «animaux domestiques») et trouvé Contagion plutôt bien ficelé même s'il alimentait ma paranoïa. :-)))