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24/05/2012

Banc d'essai: gelato à Florence

Florence
«Évitez les montagnes de crème glacée. Elles sont faites de préparations en poudres.» C'est avec ce judicieux conseil du propriétaire de la gelateria Alaska, à Venise, rencontré en 2009, que je suis partie en quête de la meilleure glace italienne artisanale. En me rappelant, aussi, que les couleurs fluo ont peut-être effectué un retour dans les garde-robes des fashionistas, elles ne seront jamais de bon augure dans un bol.

Je me suis donné comme mission de comparer mes parfums favoris (noisettes et pistaches) et d'en tester toujours au moins un autre lors de chacune de mes escales. Vous comprendrez que l'étude n'a rien de scientifique. Je ne suis pas critique culinaire, mais plutôt chasseuse de sensations. 

Bilan gelato de mon voyage: dix-neuf boules en trois jours (sur une période d'une semaine). C'est que je prends mon travail très au sérieux, vous savez!

Première ville de ma tournée (en deux partie): Florence.

Note: toute trace d'exagération n'est que l'oeuvre de votre imagination. 

1er arrêt: Perseo

Florence

Serveuse
Florence
De tout le voyage, c'est le seul endroit que j'ai choisi au hasard. En fait, il serait plus juste de dire que je trépignais tellement d'impatience que je me suis ruée chez le premier glacier aperçu ce matin-là, sur la Piazza della Signoria.

«Quelle saveur préférez-vous?» ai-je demandé à la serveuse ravie de poser pour la touriste qui piaffait devant ses glaces. «Mangue».

Mangue ce fût. Moi qui rafole de ce fruit, j'ai, cette fois-ci, entendu une symphonie de ballons se dégonfler. Pouet, pouet, pouet, poueeeet... Il est vrai que je préfère les fruits en sorbet. Ma déception était aussi liée aux attentes créées par (l'excellente) vendeuse. Sans parler de mes attentes-tout-court, qui ont probablement engendré quelques litres de salives. (N'eût été de la pluie, il aurait sûrement été facile de retracer mon parcours.)

Si elle n'avait été que banale!... Mais non. Ma glace s'est pavanée dans sa robe jaune pâle et m'a narguée en se faisant sweet, sweet, sweet. Trop, sweet. J'ai peut-être la dent sucrée, on ne me la fait pas, à moi, nah! Qu'essaies-tu de cacher, petite crème glacée?

Les autres boules se sont avérées encore moins convaincantes. Laquelle devait goûter les pistaches, au fait? 

Ma note: une boule sur cinq. Ça m'apprendra à céder à mes pulsions.

2e arrêt: Caffè delle Carrozze

Espresso
Caffe

Florence
Je me suis retrouvée devant les glaces du Caffè delle Carrozze, à deux pas du pont Veccio, après avoir calé un espresso. J'avais besoin de recharger tant mes batteries que celle de mon iPhone. Une fois remis sur pied, mon fidèle compagnon et moi sommes allés croquer les glaces d'à-côté.

J'avais le vague souvenir d'avoir apprécié les parfums testés ici il y a trois ans, lors de mon premier séjour en Italie. Allais-je aimer autant cette fois-ci?

Première bouchée de gelato aux noisettes: miam! Chocolat: double-miam! (À la fin de mon voyage, je me souviendrai pourtant à peine de leur goût...)

Pistaches? Une cuillerée. J'hésite. Une autre. Encore un doute.

Après trois, j'arrive enfin à mettre le doigt sur ce qui m'agace: j'ai l'impression de croquer des pistaches salées un peu rances. Remarquez, ça aussi, c'est authentique. 

Ma note: deux boules et demie sur cinq. Ça fait le boulot, mais il y a mieux.

3e arrêt: Perché No!

Florence

FlorenceLes guides de voyage comme les internautes ne tarissent pas d'éloge au sujet de cette gelateria qui a adhéré au mouvement slow food et s'affiche comme végétalienne. Ses glaces sont faites de manière traditionnelle tous les matins avec des ingrédients frais.

Si elle est moins facile à trouver que les deux premiers glaciers visités, Perché no! arbore une jolie collection d'honneurs dans sa fenêtre. Avant même d'attaquer mes délices aux noisettes, pistaches et chocolat noir, je comprends pourquoi en goûtant celle au Nutella (une toute petite cuillerée pour tester): si la perfection n'est pas de ce monde, Perché No! flotte sûrement quelque part près du paradis. Pandora? Pfff! C'est Laval en comparaison.

Une bouchée et, soudainement, the world is a better place. On se surprend à sourire béatement, comme après un premier baiser qui laisse présager une grande histoire d'amour. Par-fai-te-ment onctueuse, la texture envoûte avant même que toute la saveur s'inscrive à jamais dans notre mémoire gustative. Ô extaaaase!

Les glaces aux noisettes et aux pistaches ont passé le test haut-la-main. Celle au chocolat noir, que des compagnes de voyage avaient trouvé trop amère, m'a aussi ravie. Un VRAI goût de cacao. Intense. Noir. Bouleversant (mais non je n'exagère pas!).

Ma note: quatre boules sur cinq. Encore!!!

MÀJ: En y repensant bien, je crois que Perché no! mérite une demi-boule de plus.

Deuxième partie de cette enquête choc: Rome.

À découvrir également: Carte postale de la Toscane et Sous le soleil de la Toscane.

J'étais l'invitée de Vacances Transat, qui propose des forfaits «écogastronomiques» en Italie depuis ce printemps. Merci! Air Transat offre six vols directs par semaine vers Rome au départ de Montréal jusqu'au 28 octobre.

Pour me suivre sur Twitter: @Technomade.

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Marie-Julie GagnonMarie-Julie Gagnon

Sorte de créature hybride à mi-chemin entre Minifée et Carrie Bradshaw, Marie-Julie Gagnon aime autant parcourir la planète sac au dos qu’avec sa valise à roulettes. Aujourd’hui journaliste, reporter, chroniqueuse, auteure et bloggeuse, elle n’arrive toujours pas à choisir le chapeau qu’elle préfère.


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