Yogourt toujours
«Mange du yogourt!» Voilà la recommandation que m'ont fait la plupart de mes copains ayant déjà foulé le sol de la Grèce, sans même savoir que je m'y rendais à l'invitation de Danone.
Je m'étais pourtant promis de ne pas parler de yaourt dans ce blogue. Échec. Non seulement j'ai décidé de consacrer un billet entier au sujet, mais je suis obsédée à l'idée de retourner en Grèce le plus tôt possible pour découvrir les îles (que je n'ai pas pu voir ce voyage-ci)... et en manger de nouveau. Mes papilles frétillent à la simple évocation de cette spécialité locale dont raffolent de plus en plus de Nord-Américains.
Prêt pour une excursion dans la région du Péloponnèse?
Mais d'abord, yogourt grec 101. Ce qui le différencie de celui que nous avons l'habitude de consommer est sa texture épaisse et crémeuse, obtenue après qu'on ait retiré une partie de l'eau ou égoutté le «petit lait». Seuls trois ingrédients sont nécessaires à sa fabrication: du lait, de la crème et des cultures actives.
La route en lacets qui mène à Karya, non loin de Nauplie, nous rapproche des nuages. Dans ce petit village situé à une vingtaine de kilomètres d'Argos, nous sommes à des années-lumières de l'agitation d'Athènes.
À l'horizon, les pics enneigés nous font réaliser que nous ne connaissons rien de cette Grèce des montagnes. «Ah bon? On peut skier ici?...» Loin des clichés de cartes postales, nous découvrons un autre visage de ce pays aux mille et un mythes.
Theodosis Mavrogiannis nous accueille. L'homme et ses (quelques) employés concoctent fromages et yogourt selon les méthodes traditionnelles.
(De gauche à droite: Anthony Sedlak, Theodosis Mavrogiannis, Diane Kochilas et Martin Juneau)
Les chefs avec qui je voyage, le Montréalais Martin Juneau, le Vancouvérois Anthony Sedlak et la Grecque Diane Kochilas sont unanimes: le fromage feta frais que leur offre le propriétaire des lieux est le meilleur jamais goûté. Ce n'est pas moi qui vais les contredire! Moins friable que celui que nous avons l'habitude de consommer, il a aussi un goût beaucoup plus doux.
Yaya («grand-maman» en grec) vient à notre rencontre. Comment ne pas tomber sous le charme de la vieille dame qui nous prépare le trahana, soupe traditionnelle à base de semoule bouillie? Son sourire et son obstination à nous parler en grec malgré notre totale incompréhension de la langue la rendent encore plus attachante.
Bien que je sois heureuse de goûter son plat préparé avec tant d'amour, c'est le yogourt frais qu'on y ajoute qui me laisse complètement gaga. Im-pos-si-ble d'arrêter d'en manger.
Malgré une légère croûte sur le dessus, il présente une texture parfaite. Son onctuosité caresse le palais. Pendant que mes compagnons de route ajoutent du miel – c'est ainsi que le consomment la plupart des Grecs –, moi, je le déguste nature. Une cuillerée, deux cuillerée, dix cuillerées... Vingt cuillerées?
Désormais, chaque fois que je penserai à la Grèce, ce goût me reviendra à l'esprit. Un goût de perfection. D'authenticité.
Les jours suivants, je mangerai quotidiennement du yogourt dans les divers restaurants où nous nous arrêterons. Chaque fois, le même bonheur. Mais aucun n'égalera celui savouré dans la cuisine de Yaya.
(De gauche à droite: Diane Kochilas, Anthony Sedlak, Theodosis Mavrogiannis, Martin Juneau, Yaya, Dimitra Georgakis et moi)
À découvrir également: Escale à Nauplie, Yogourt toujours, Athènes au petit matin, Carte postale d'Athène et Racontez-moi des histoires.
Ce voyage a été réalisé grâce à une invitation de Danone, qui vient de lancer le yogourt grec Oikos. Avis aux intéressés: il est possible de participer à un concours sur sa page Facebook pour gagner un voyage au pays de Zeus.
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