Retomber en enfance au Massif
— C'est l'heure des diamants, me dit Isabelle Vallée, relationniste du Groupe Le Massif inc, quand je lui fais remarquer les particules en suspension qui scintillent au sommet de la montagne. L'expression vient d'un peintre de la région.
— C'est de la poussière de fée! lance pour sa part Stéphanie Roy, directrice des communications (et aussi maman).
— C'est de la neige artificielle, tranche peu après Jean-Luc Brassard, porte-parole du Massif, alors que je m'extasie une énième fois devant les «étincelles de glace» (ça, c'est de mon cru).
Ah. (Bruit de ballon qui dégonfle.)
N'empêche, elle a été empreinte de magie, ma première fois au Massif de Charlevoix. D'abord, je m'y suis rendue en train, mon moyen de transport de prédilection. Le soleil brillait. Le froid ne m'a pas dévoré les orteils. Même si j'étais loin – très loin – de ma zone de confort (genre: un lézard sur une banquise), pas une seconde j'aurais voulu être ailleurs.
Une fois au sommet, après un (délicieux) repas concocté avec un maximum de produits régionaux, j'ai testé la luge en compagnie d'un groupe de journalistes et de guides hyper-sympa. Vous avez dit FUN? Je vous raconte...
***
Mont Liguori. Coiffée d'un casque de sécurité et lunettes de ski bien en place, je m'apprête à dévaler 7,5 kilomètres sur une luge fabriquée non loin de Wendake. L'équipe de guides (sur la photo ci-bas: Mathieu, Félix et Benjamin) explique le trajet à l'aide d'une carte, précisant les endroits où nous devrons nous arrêter en cours de route, puis nous montre comment contrôler la luge.
Pendant la démonstration, la machine à scénarios se met en marche. Et si j'étais la première lugeuse à me retrouver dans le décor? Et si un arbre décidait de freiner mon enthousiasme? Et j'étais hypnotisée par la «poussière de fée» et me retrouvais la face estampée dans une clôture? Et si j'avais une envie pressante à mi-chemin?...
Bon, d'accord, côté zénitude, je suis bien en-dessous du point de congélation. Je ne fais pas de ski. Je suis une drop-out du yoga. Mes pensées font constamment du spinning dans ma tête. Je suis plus à l'aise en Converse qu'en bottes Sorel. Et j'ai beaucoup trop de cheveux pour porter le casque avec élégnance.
Me reste l'attitude.
Full, attitude.
Bon, d'accord, TROP d'attitude, mais aussi beaucoup d'enthousiasme.
Nous pratiquons les techniques de virage et de freinage les uns après les autres sur une petite butte avant de nous laisser enfin glisser.
WOUHOUUUUUUUUU!!!!!
Impossible de ne pas laisser sortir le trop-plein de bonheur. Bien que je garde les freins (mes pieds) un peu trop enfoncés, j'apprécie franchement la douce ivresse de la descente.
Et que dire des paysages!
Sitôt descendue, je serais remontée. Une expérience des plus grisante (sûrement à cause des fées).
Encore! Encore!
Pratico-pratique:
• Deux formules sont proposées pour la luge: une de deux heures, qui inclut le transport en dameuse jusqu'au mont Liguori, où a lieu le départ, et l'une de trois heures, avec randonnée en raquette guidée jusqu'à l'entrée de la psite.
• Deux types de luges peuvent être utilisés: la traditionnelle (en position assise) et «Hammerhead» (couché sur le ventre).
• À mi-parcours, nous faisons une pause dans un petit chalet, le temps de boire un café.
• Tarifs pour l'activité de deux heures: 29,95 $ (18 ans et plus) et 24,95$ (18 à 25 ans, avec carte d'étudiant). Les détails sont ici.
• Le Massif est ouvert tous les jours de 8h30 à 16h le week-end et de 9h à 16h en semaine jusqu'au 9 avril.
• La piste de luge est la plus longue en Amérique du nord.
• Savoureux: les noms donnés aux différentes sections du trajet. «Le camp à Tit-noir», «Manon des sources», «La Tuque»... De quoi écrire un roman!
• Le premier trajet hivernal en train destiné au grand public aura lieu le 3 février prochain. Quinze allers-retours, dont huit avec une escale à la base du domaine skiable, sont proposés cet hiver. Dans tous les cas, un petit (gros) déjeuner est servi à bord à l'aller, et un repas gastronomique de trois services rassasieront les voyageurs au retour.
À LIRE ÉGALEMENT: Charlevoix en train et En route pour Québec!
À VENIR: mon article sur le train de Charlevoix et ma série de billets sur Québec.
J'étais l'invitée du Massif. Merci!
Merci également à Valérie Lesage (1e photo) et Louis-Philippe Messier (photos «attitude») pour leurs clichés.
Pour me suivre sur Twitter: @Technomade.
Commentaires
You can follow this conversation by subscribing to the comment feed for this post.

Rédigé par : Eurotrip Tips | 28 jan 2012 12:38:13
Super la première photo! Bien croquée sur le vif! Ça a en effet l'air très amusant - je suis allée faire de la "trippe" l'année dernière à Saint-Sauveur et je suis retournée à mes 10 ans!
Rédigé par : Etolane | 28 jan 2012 21:25:33
De mon coté, je les appelle "paillettes de neige", y'en a plein en mon coin de lac, féerie oblige! ;) Et n'en déplaise à Jean-Luc Brassard, j'en vois souvent chez moi et il n'y a aucune neige artificielle...
Rédigé par : Etolane | 28 jan 2012 21:25:33
De mon coté, je les appelle "paillettes de neige", y'en a plein en mon coin de lac, féerie oblige! ;) Et n'en déplaise à Jean-Luc Brassard, j'en vois souvent chez moi et il n'y a aucune neige artificielle...
Rédigé par : Alain T | 5 fév 2012 10:57:58
Assurément beaucoup de merveilleux lors de cette descente. Avec un brin de pratique chacun peut facilement prendre sa destiné en main et si le prochain virage s'avère trop accentué, les bordures en poussières de fées vous feront vous sentir comme au paradis !