Une auberge de jeunesse chargée d'histoire
J'aime l'ambiance des auberges de jeunesse. Même si je camoufle aujourd'hui quelques cheveux blancs, il m'arrive encore de les fréquenter (munie de bouchons d'oeilles;-). D'ailleurs, ceux qui y posent leur sac à dos de temps en temps savent très bien qu'on y croise autant des familles que des backpackers de tous âges. Le mot «jeunesse» est ici bien relatif.
Lors de mon récent séjour au Saguenay-Lac-Saint-Jean, je me suis arrêtée à la Maison Price. Jean-Thomas Henderson, cofondateur de la Coopérative de solidarité V.E.R.T.E et directeur hôtelier, m'a fait faire le tour du propriétaire. En plus de l'auberge de jeunesse, la coop chapeaute l'Auberge Villa au Pignon vert et OrganisAction (service de guide et forfaits touristiques).
La Maison Price a connu plusieurs épisodes rocambolesques depuis son achat, comme je le racontais brièvement dans ce billet publié lors de son ouverture en avril 2010. Il suffit de consulter la page Facebook gérée par l'équipe de passionnés pour constater qu'elle bouillonne aujourd'hui d'activités. Le sympathique Bar à Pitons, au sous-sol, accueille régulièrement des musiciens. Pendant l'été, les soirées «pétanques et pastis» attirent de nombreux adeptes. Les partenaires de la coop ajoutent également leur grain de sel. Un sauna a par exemple été installé dans la cour!
Le mot «vert» n'a pas été accolé pour son aspect tendance. Le développement durable est au coeur du projet et l'engagement des membres se dénote dans les moindres détails. «La Maison Price est l'une des seules auberges de jeunesse au Canada à avoir obtenu quatre clés vertes sur cinq», souligne Jean-Thomas. Décernée par l'Association des hôteliers du Canada, cette certification est la suite logique des actions posées par l'équipe depuis la fondation de la coop.
Mis à part le fait qu'elle se trouve à l'angle de deux rues passantes, j'ai trouvé l'auberge fort invitante. Mentionnons d'abord la propreté des lieux. J'ai rarement vu des douches aussi impeccables dans un établissement du genre. Sans bien sûr s'apparenter à des chambres de luxe, les dortoirs restent très accueillants. «Nous fournissons la literie pour éviter les punaises de lit», m'explique le directeur. Nous sommes chanceux, nous n'en avons jamais eues». (Fiou.)
Un lit simple dans un dortoir coûte 30$ et un lit double pour une personne seule, 39$ (48$ pour deux).
Les meubles recyclés sont à l'honneur. Dans les pièces communes, les agencements sont faits avec goût malgré les styles disparates.
Ceux qui souhaitent un peu plus d'intimité peuvent par ailleurs opter pour une chambre privée ou pour le bachelor.
J'ai rebaptisé cette chambre «Fantasme d'écrivain». Équipée d'un climatiseur, elle se loue 90$ la nuit, comme celle ci-dessus (sans clim).
La Maison Price n'est toutefois pas membre du réseau Hostelling International. «Nous sommes en train d'évaluer la question», me répond le diplômé de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec quand je lui demande où en est le dossier. Reste à savoir si les avantages sont suffisamment grands pour compenser l'engagement financier exigé.
La coop V.E.R.T.E. a récemment fait l'acquisition de Québec Hors Circuit, qui lui permet de se positionner aussi comme productrice de tourisme d'aventure. Plus d'info dans cet article du Courrier de Saguenay.
Pour en savoir plus sur l'auberge, rendez-vous sur le site de La Maison Price.
D'autres billets sur le Saguenay–Lac-Saint-Jean: Une journée au zoo de Saint-Félicien, La plus belle plage du Saguenay-Lac-Saint-Jean?, Camping cinq étoiles, Que faire si je rencontre un ours?, Détente à Chambord, au Lac-Saint-Jean, Ma nuit dans une cabane dans les arbres et Décrocher à L'Anse-Saint-Jean.
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