Un Québécois à Lyon
On aime toujours avoir les impressions et les tuyaux de nos compatriotes en voyage. C'est pourquoi je recueille régulièrement les témoignages de Québécois exilés qui nous présentent leur coin de pays d'adoption.
Elle, Québécoise d’origine française. Lui, Français d’origine québécoise. Après plus de 20 ans dans la Belle Province, Marie-Annick, la femme de François Bérubé, a eu envie de rentrer au bercail. Prêt pour l’aventure, le Québécois a à son tour embrassé le coin de pays de son épouse en 2001.
Tous deux passionnés par l’art contemporain, ils parcourent depuis le continent afin d’assister aux expositions, salons, foires et autres biennales, en plus de visiter les lieux les plus inspirants de la mode et du design. «Depuis avril 2008, nous ajoutons une destination au compteur à chaque mois», confie le quarantenaire.
Son quartier: «J’habite le cinquième arrondissement de la ville de Lyon. J'adore ce secteur, l'antithèse de l’étalement urbain, soit à seulement 20 minutes de vélo de la place Bellecour (centre de Lyon). Pour la pratique du vélo, il me suffit de pédaler 20 minutes de plus pour être des les monts du lyonnais en pleine foret.»
Son boulot: «Je suis informaticien dans une école d'ingénieur et ma femme travaille depuis neuf ans pour une grande maison française de luxe.»
Ce qu'il aime le plus: «La vie culturelle très dense dans le merveilleux monde de l'art contemporain. Le mode de vie à la française, le climat qui nous permet de dîner sur notre terrasse dès le mois de février jusqu'au mois de novembre, de bien manger, de boire du bon vin, de faire son marché sur la place du quartier, J'aime beaucoup mon travail, mais aussi avoir 10 semaines de congés par année (cinq semaines de base pour tous dès la première année).»
Ce qu'il aime le moins: «Le temps qui passe beaucoup trop vite, le stress et l'emportement souvent rapide chez les Français.»
Trouver un emploi à Lyon: «Tout est une question de papiers, mais comme nous étions mariés depuis quatre ans déjà, ce fut beaucoup plus simple pour nous. Je pense que les québecois bénéficient en France d'un apriori positif.»
Ses coups de cœur touristique dans les environs: «La cité Internationale, le Parc de la tête d'or, la vue sur la ville depuis la cathédrale de Fourvière, les multiples petits bouchons (restaurants typiquement lyonnais), les Alpes et ses stations pour le ski, la proximité de la Suisse et le vélo toute l'année.»
Ses incontournables à Lyon et en France: «À Lyon les traboules sont des passages traditionnels qui permettent de passer d'un immeuble à un autre, elles sont fréquentes dans le Vieux-Lyon. Ailleurs en France, Paris l'incontournable, la Côte d'azur, Saint-Barthélemy dans les Caraïbes (c'est aussi ça la France). En Europe, la liste serait trop longue.»
Un mythe qui l’agace à propos de son coin de pays d'adoption: «La réputation des Lyonnais un peu coincés et bourgeois est fausse.»
Meilleur moment pour visiter la ville selon lui: «De mai à octobre.»
Ses coups de cœur touristique en Europe: «Le chic et la classe de la station de Saint-Moritz dans les Grisons Suisse durant l'été, la route qui mène à Bellagio sur la lac de Côme en Italie, le Parc del Ritero à Madrid pour son petit lac avec le palais de cristal.»
Moyen de transport de prédilection pour voyager à l’intérieur de l’Europe: «L'avion. Plusieurs ligneslow cost permettent de rejoindre les quatre coins de l'Europe à peu de frais.»
Pour en savoir plus: «Art-Mode-Design.com. Notre site traite d'art contemporain, de mode et de design, avec une section On the road pour nos aventures mensuelles sur la route. Essentiellement des vidéos de 3 à 7 minutes.»
Le couple alimente aussi une page Facebook et un compte Twitter.
À lire également: Pourquoi pas Lyon? et les autres entrevues de la série Un Québécois à..., par ici.
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