Une Québécoise à Vancouver : l'aventure olympique en famille
Ce sont les Jeux olympiques qui ont emmené Marie-Chantal Gravel, 33 ans, son conjoint et leur fille à s'installer à Vancouver en 2008. À l'emploi de Bell Canada, l'un des partenaires des Jeux, ce dernier a été relocalisé jusqu'en juin 2010. Depuis, la jeune trentenaire découvre cette ville qu'elle considère de plus en plus la sienne. « Plus le temps passe, plus je réalise que je suis attachée à ce coin de pays », confie-t-elle.
Son quartier : « Depuis juillet 2008, nous habitons à North Vancouver, en banlieue proche de Vancouver, dans une belle grande maison entourée d’une haie immense. Nous sommes à quelques pas d’une piste qui nous mène dans la forêt, au pied du Mont Seymour. »
Son boulot : « Pour vivre cette aventure, j’ai quitté mon emploi à Montréal. En arrivant, j’ai voulu donner la chance à ma fille de s’habituer à son environnement. Puis, tranquillement, elle a commencé la garderie en anglais. En même temps, j’ai tenté de me trouver un emploi. J’avais envie de travailler en anglais pour m’améliorer. Comme le temps passait et que je ne me trouvais pas un emploi, j’ai commencé, en mars dernier, à m’impliquer pour Tourism Vancouver, qui formait une nouvelle cohorte de bénévoles en vue des Jeux Olympiques. J’ai alors suivi une courte formation et j’ai commencé à répondre aux questions des visiteurs au comptoir, une fois par semaine pendant quatre heures. (...)
Finalement, j’ai été engagée à titre de coordonnatrice principale de la Place de la Francophonie, un événement francophone sur Granville Island, la deuxième plus importante attraction touristique de Vancouver. Je travaille avec une équipe très sympathique et passionnée. J’ai été (et je suis toujours) très chanceuse, car c’est une expérience vraiment unique et le rayonnement de cet événement m’étonne agréablement. »
Ce qu'elle aime le plus : « La proximité de la mer et des montagnes, ainsi que les centres récréatifs autour de chez moi, à North Vancouver. Il y en a plusieurs. »
Ce qu'elle aime le moins : « Si l'été a été exceptionnel en terme de soleil et de température, l'automne aura été à l’opposé : pluie, pluie, pluie. Et pas seulement de la pluie, mais d’épais nuages gris et bas, l’impression de marcher dans un nuage terne et mouillé, jour après jour. Je peux vous assurer que j’ai flirté avec mon oreiller des heures d’affilées et que, le matin au réveil, le corps était lourd, très lourd. Pour me remonter un peu le moral, je me suis acheté une paire de belles bottes de pluie. Puis, courageusement, j’ai mis de côté le parapluie encombrant et j’ai commencé à marcher d’un pas décidé les deux pieds dans l’eau, la tête cachée sous le capuchon de mon imperméable. À ma grande surprise, ça y était : j’étais devenue une vraie Vancouverite ! Autre détail : dans mon coin, il faut faire gare aux ours, j’en ai déjà eu un dans ma cour… »
Vancouver avec un enfant : « Notre petite fille a fêté ses trois ans quatre jours avant notre déménagement. C’est en grande partie pour elle que nous avons fait le choix de déménager à Vancouver. Nous avons pensé à la richesse que pouvait représenter pour elle une seconde langue. Aujourd’hui, après plus d’un an et demi, c’est elle qui me corrige quand je fais des erreurs de prononciation en anglais. »
L'ambiance actuelle : « L’ambiance a changé graduellement. Ce que je peux souligner cette semaine est le mélange contradictoire d’inquiétude face à l’inconnu et l’ampleur des Jeux, la joie et l’excitation. J’ai commencé à voir des journalistes un peu partout. Je remarque que des gens circulent avec leurs accréditations. Les voitures du COVAN sillonnent les rues. Les policiers veillent sur la terre, l’air et l’eau. Les structures temporaires sont érigées. Demain, ce sera les Jeux ! »
Voyager à Vancouver : « Oui, c'est facile de de voyager à Vancouver, mais il faut s’habituer au rythme lent de la ville. Les lumières ne sont pas bien synchronisées, par exemple. Par contre, le transport en commun s’est beaucoup amélioré en vue des Jeux, avec la toute nouvelle Ligne Canada. »
Ses coups de coeur touristiques : « La mer et la montagne. J’adore la proximité des sommets à toutes les saisons et, en été, je suis allée à la mer presque tous les jours ! :-) La ville, quant à elle, est un miroir. Quand le soleil brille, elle est bleue et blanche. Elle est ravissante. Vancouver est à son meilleur au printemps quand les cerisiers et les rhododendrons sont en fleurs. La ville et sa banlieue deviennent multicolores. »
Ses incontournables : « Il y les plus connus comme le Parc Stanley et Granville Island, à Vancouver, et le pont suspendu de Capilano. La visite de Grouse Mountain, sur la rive nord, vaut aussi le coup. Ce sont des classiques. Mais il y a également de petits trésors comme un souper à Horseshoe Bay et, tant qu’à y être, la visite du Whytecliff Park, pas très loin, ou la découverte du Lighthouse Park, à West Vancouver. L'ascension du Mont Seymour, à North Vancouver (pour les sportifs et ceux qui aiment les défis) – en juillet, il y avait encore de la neige et on y marchait en shorts – et le kayak à Deep Cove constituent d'autres bons choix d'excursions. J’ajouterais les couchers de soleil à English Bay. Vraiment, Vancouver est paradisiaque quand il fait soleil. »
Travailler à Vancouver : « Il m’a été difficile de me trouver un emploi en anglais… En tant que diplômée en communication, un peu cordonnier mal chaussé… Pas capable de trouver un job de commis avec mon expérience, et pas facile de trouver une job en fonction de mon expérience avec la faiblesse de mon anglais… Je parlais et savais écrire en anglais, mais en communications, il ne suffit pas de savoir le faire, il faut le faire à un niveau professionnel. »
Une observation : « Il y a plus de francophones qu’on ne le pense dans l’Ouest canadien… Quand je suis débarquée à Vancouver, je m’imaginais être la seule représentante de mon « espèce » ! Eh non ! À peine un mois plus tard, j’ai découvert qu’un couple d’ex-Québécois habitait sur ma rue et, comme ils avaient aussi des enfants de l’âge de ma fille, nous nous sommes liés d’amitié. C’est fou ce que des origines communes peuvent faire. Deux semaines plus tard, à la piscine municipale, seulement à quelques rues de chez moi, on entendait des parents parler français à leurs deux enfants… C’est tellement facile d’approcher des inconnus dans une ville étrangère quand la langue nous lie ! Nous sommes devenus de bons amis. Depuis, il m’arrive régulièrement de rencontrer des francophones ou des francophiles. »
Quand y aller : « Au printemps ou en été, vous en aurez plein la vue. Si un jour vous déménagez à Vancouver de façon permanente, arrangez-vous pour vous envoler vers le sud à tous les mois de novembre ! Si vous songez déménager à Vancouver, attendez-vous à payer le prix… Et attention aux jeunes parents, les garderies ne sont pas à 7 $... Il en coûte 810$/mois et les lunchs ne sont pas inclus… Ouch. »
Son « pitch » de vente : « Si vous aimez la nature, les villes plutôt modernes et propres, et que vous n’aimez pas geler l’hiver, Vancouver est un endroit de choix. »
Son blogue : www.2000neuf.blogspot.com. La section consacré à Vancouver est ici.
Commentaires
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Rédigé par : soleil10 | 13 fév 2010 11:55:53
Merci de cette belle visite sur Vancouver. J'ai regardé l'ouverture des jeux olympiques hier et j'ai trouver ça tellement beau , j'en avais larme a l'oeil.
Merci encore de ces belles photos et bonne chance a ta petite famille.
Une québécoise de Montérégie
Bonne St-Valentin
Rédigé par : Louise Perras | 19 nov 2010 09:19:45
Bonjour,
vous êtes très intéressante à lire. Vous me donnez le goût de concrétiser à Vancouver une idée lancée, comme ça, il y a quelques semaines. "Et si pour nos 50 ans, on partait à Paris, Barcelone ou Vancouver?" Elle m'a prise au mot et m'a répondu : "Pourquoi pas?"
J'ai rencontré Ghislaine lors de ma première journée de Cégep. Dans 1 mois, nous fêterons toutes les deux nos 50 ans. Croyez-moi, on se sent bien jeunes. Nous avions le projet de faire un voyage ensemble pour nos 40 ans, ce qui ne fut pas réalisable, je venais d'accoucher. Dix ans, plus tard, nous souhaitons partir quelques jours ensemble, une semaine tout au plus, pour souligner notre amitié depuis nos 17 ans. Je lui imprime votre récit. La ville, la montagne, la mer en 1 semaine, ça me fascine. Vous suggérez Vancouver au printemps, que pensez-vous de février? Nous avons quelques contraintes.
Merci à vous
Louise Perras
Lachine, Montréal
Rédigé par : Corinne Blaquiere | 12 jan 2011 12:25:50
Bonjour,
Je viens de livre votre blog qui, soit dit en passant, est très intéressant ! Mon copain et moi voulons allé passer notre été à Vancouver pour apprendre notre anglais. Je suis trrrès débutante, tandis que lui se débrouille bien. les deux sommes à l'Université. Je serais intéressé à un emploie de base (par exemple: garder), puisque j'ai beaucoup de misère à me débrouillé. Je me demandais si vous auriez peut-être des idés pour notre apprentissage à Vancouver et pour notre logis pendant ses deux mois. J'aimerais que vous m'écriviez sur mon adresse courriel.
Merci,
Corinne