Pourquoi j'aime Vancouver
Comme tout étudiant qui rêve de voir du pays, j'ai voulu aller à Vancouver. J'avais 17 ans. Mes parents ont refusé catégoriquement que je parte avec mes deux copines pour cette première grande traversée du pays. À leur retour, j'étais avide du moindre détail. Alors, les montagnes ? La mer ? Le boulot ? Les gens ?...
Je n'ai pas usé mes souliers à Vancouver cet été-là. Ni le suivant. En fait, il m'a fallu attendre huit autres années avant de me rendre dans l'Ouest canadien pour la première fois. Mon prétexte : suivre des cours d'anglais. Plutôt que d'aller m'installer « chez l'habitant » comme le suggérait la direction de l'école où j'étais inscrite, j'ai choisi de réserver un lit dans un dortoir de l'auberge de jeunesse de Jericho beach, pas très loin de UBC et de la célèbre Wreck beach, reconnue pour ses vendeurs de hot-dogs... « saucisses » à l'air. Un mois entier à dormir entourée de routardes aux accents variés. À entendre les chuchotements, les ronflements et, surtout, cette Anglaise (était-ce bien une Anglaise ?) qui engueulait la Terre entière pendant son sommeil.
C'était génial.
Je suivais des cours le jour avec des jeunes des quatre coins de la planète. Quand je rentrais à l'auberge, je voyageais en compagnie de gens de partout... même (surtout ?) du Québec.
Je suis retournée plusieurs fois à Vancouver depuis. Chaque fois que je me rends en Asie, j'essaie de m'y arrêter quelques jours au retour. Impossible de ne pas aller me balader sur Robson même si j'ai une escale de quelques heures seulement !
J'ai aimé cette ville en célibataire, je l'aime maintenant en famille. En avril 2009, j'y ai séjourné avec mon mari et ma fille (si ça vous intéresse, cliquez ici pour accéder aux billets que j'avais rédigés à l'époque pour mon blogue personnel Taxi-brousse). C'est à mon avis le meilleur moment de l'année pour s'y rendre. Les cerisiers sont en fleur. Les terrasses nous invitent à prendre l'apéro. Le soleil vient nous caresser la peau.
Chaque fois, le même constat : je trouve les Vancouvérois extrêmement sympathiques.
J'aime redécouvrir l'Aquarium, les parcs pour enfants avec vue sur les montagnes, le vin de la Vallée de l'Okanagan, les tours d'habitation qui donnent l'impression d'être à Hong Kong, grimper jusqu'au sommet de Grouse Mountain, flâner à English Bay, manger un bol de nouilles dans le quartier chinois, déguster des sushis chez Tojo's, Tsunami et des tas d'autres restos dont je n'ai pas mémorisé les noms. J'aime cette impression que les montagnes m'enlacent. Leur présence rassurante. L'idée qu'au-delà de leur cime, il y a tout un monde à découvrir... Je ne suis pas une adepte de ski, mais si c'était le cas, je serais probablement séduite par le « heli-skiing » et le fait qu'on peut dévaler les pentes du glacier Horstman de Blackcomb en plein été.
Cette ville a un drôle d'effet sur moi. Elle calme l'urbaine hyperactive que je suis. Me donne envie de longues balades. De m'installer à l'ombre des montagnes pour toujours, malgré la pluie. J'y déménagerais sans aucune hésitation si ma situation familiale le permettait (sous-entendre : si mon chéri y dénichait un emploi ! Mon bureau à moi se glisse facilement dans un sac de voyage...). Je sais bien qu'on y côtoie la pauvreté. Que le coût de la vie y est très élevé. Que rien est parfait. Mais pour une grande amoureuse de l'Asie, Vancouver constitue le parfait compromis entre l'exotisme et le « home sweet home ». Vancouver la désinvolte me berce aussi par sa trame sonore aux accents chantants. La tête dans les nuages, les deux pieds en Occident, le regard tourné vers l'Orient...
Un détail, toutefois : l'eau de l'océan Pacifique me donne peut-être des envies de poésie, mais pas de baignade. Brrr !
Au début de l'année, la Colombie-britannique - Vancouver en tête - était de toutes les listes des lieux à découvrir en 2010 à cause des Jeux olympiques. Parmi les bonnes choses qu'auront amenés ces Jeux, mentionnons la nouvelle ligne de SkyTrain, la Canada Line, qui relie maintenant le centre-ville à l'aéroport. Le téléphérique PEAK 2PEAK, sorte de trait d'union entre les monts Blackcomb et Whistler, a aussi beaucoup fait jaser depuis son inauguration l'année dernière.
Avis aux intéressés : mars et avril sont de bons moments pour trouver des chambres d'hôtel pas trop chères. Je suis même tombée sur des nuitées à 95 $ sur Hotwire.com... dans un hôtel 5 étoiles !
On part quand ?
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À découvrir :
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Commentaires
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Rédigé par : Etolane | 19 fév 2010 16:01:10
Pour n'avoir jamais mis les pieds à Vancouver, je ne peux que le regretter en te lisant... Ah! Des cerisiers en fleurs, cela donne envie d'aller y faire un tour...