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04/11/2009

Tout-inclus or not tout-inclus ? Là n'est pas la question !

Le ciel de Punta Cana (Photo : Marie-Julie Gagnon) Ce matin, j'étais invitée à parler de destinations voyages pour la période des Fêtes à l'émission Christiane Charette, à la Première chaîne de Radio-Canada. N'ayant qu'une douzaine de minutes pour résumer mes 3291839213 trouvailles (lol), j'ai choisi de privilégier des destinations soleil où il était possible de se rendre sans escale (il fallait bien trancher !). 

Si, au départ, j'avais peur de ne rien trouver d'intéressant, au fil des recherches, je me suis rapidement rendue compte que l'offre restait colossale même si nous nous approchons des vacances, surtout si l'on privilégie la semaine de Noël plutôt que celle du Nouvel An.

La discussion a un moment dévié sur la formule tout-inclus. Doit-on ou non opter pour ce type de séjour ? Là n'est pas la question à mon avis. Oui, ce type de forfait est parfait quand on veut planifier son budget et ne pas se casser la noix. Mais on s'y confinant, on réduit non seulement les opportunités de découvertes, mais aussi les possibilités quant au choix de la destination.


Grand Palladium, Lucea, Jamaïque (Photo : Marie-Julie Gagnon) D'abord, il faut savoir que les forfaits tout-inclus sont propres au marché nord-américain. Par exemple, bien qu'on trouve quelques hôtels offrant cette option à Saint-Martin/Sint Maarten (l'île a la double nationalité française et néerlandaise), ils restent encore très rares. Lors de mon passage là-bas à l'été 2008, l'une des employée de l'office de tourisme me disait que les Européens - qui constituent une importante partie des visiteurs - préfèrent la liberté d'aller où bon leur semble à la sécurité et à la simplicité des resorts. Même son de cloche du côté de la Martinique : on trouve des gîtes et des hôtels de tous les prix, mais la formule tout-inclus n'a pas la cote. Doit-on mettre de côté ces destinations pour autant ? Ce serait bien dommage !

Il ne faut pas croire non plus que les forfaits tout-inclus sont systématiquement moins chers en bout de ligne. Je pense au Mexique, où l'on trouve nombre d'hôtels et de gîtes sympathiques à petit prix. À Cuba, où l'on peut loger chez l'habitant. À la République dominicaine, où il est possible de manger pour trois fois rien. Bien entendu, tout cela demande un effort supplémentaire. Il faut faire quelques recherches. Et surtout, se faire confiance.

Il m'arrive moi aussi d'opter pour la formule tout-inclus (même si je trépigne au bout de deux jours !). Comme tout le monde, j'aime l'idée de n'avoir à me préoccuper de rien pour décrocher complètement. Mais ne me demandez pas de prendre TOUS mes repas dans les MÊMES restaurants avec les MÊMES touristes pendant une semaine entière : je deviens folle. Même en vacances, pour moi, le plus grand plaisir du voyage réside dans la découverte. Aller à la rencontre de l'autre. Entendre d'autres langues, d'autres accents. Goûter les plats locaux. Observer la vie dans son plus simple appareil. Me soûler de ces petits chocs culturels qui rendent un séjour unique. Pas mettre mon réveille-matin à 6h du mat' pour m'assurer d'avoir la meilleure place sur la plage et me retourner aux vingt minutes afin de rôtir « égal »... Impossible de ne pas m'offrir au moins une ou deux (trois ?) escapades pendant le séjour. 

Plage de Punta Cana (Photo : Marie-Julie Gagnon) 

Je suis encore traumatisée par cette conversation avec un touriste français dans un hôtel de la Riviera Maya qui disait ne pas être sorti de la semaine. « C'est trop dangereux », avait-il plaidé (ah bon ?). Quelques mois plus tard, un groupe de touristes américains rencontré lors d'une excursion pour aller visiter le village natal de Bob Marley, en Jamaïque, m'avouait ne pas avoir bougé pendant toute leur semaine de vacances « parce qu'il y a tout, à l'hôtel ». Tout, vraiment ? Et l'exotisme alors ?

P.S.: Les notes dont je me suis servies pour ma chronique à Christiane Charette sont sur mon blogue personnel.

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Biographie

Marie-Julie GagnonMarie-Julie Gagnon

Sorte de créature hybride à mi-chemin entre Minifée et Carrie Bradshaw, Marie-Julie Gagnon aime autant parcourir la planète sac au dos qu’avec sa valise à roulettes. Aujourd’hui journaliste, reporter, chroniqueuse, auteure et bloggeuse, elle n’arrive toujours pas à choisir le chapeau qu’elle préfère.