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12/11/2009

Heureuse d'un printemps... argentin

Plaza de Mayo, Buenos Aires (Photo : Marie-Julie Gagnon) C’est à cause de lui que j’ai eu le goût d’aller à Buenos Aires. J’avais envie de sentir son souffle dans mon cou. De le laisser me caresser au rythme du tango. Pour lui, je suis toujours prête à tromper ma patrie. Toujours prête à plier bagage pour aller retrouver le printemps !

Pendant que l’été des Indiens semblait se pointer le bout du nez à Montréal (mieux vaut tard que jamais !), moi, je me jetais dans les bras de cette saison pleine de promesses. Le printemps comme le début. Une histoire à écrire. Les premières pages d’un livre dont on ne sait rien. L’inspiration. Le printemps comme un voyage…

***


Un soir de septembre

Copine Facebook : Je pars pour Buenos Aires en novembre ! 

Moi : Wow ! Génial ! As-tu envie d’avoir une coloc pour quelques jours ?

Copine Facebook : Pourquoi pas ?


Il n’en fallait pas plus pour que je me retrouve dans un avion d’Air Canada une soixantaine de jours plus tard. Le projet était un peu dingue, je dois l’admettre : quitter Montréal un samedi soir et le retrouver le jeudi matin suivant. Une longue date avec le printemps de l’hémisphère Sud. Ou un « coït interrompu », selon le point de vue où l’on se place.


Gomero dans lequel un sans-abri a élu domicile (Photo : Marie-Julie Gagnon) Il faut dire qu’il n’a lésiné sur aucun détail pour me faire tomber sous son charme, déployant les fleurs mauves de ses jacarandes et son soleil radieux. Même les perroquets, aussi verts que les feuilles des arbres, sont venus me saluer !

***


Je suis rentrée au bercail ce matin. J’aurais voulu prendre le temps de partager quelques tranches de vie avec vous tous les jours, mais vous savez ce que c’est : dur, dur, de rester devant un écran alors que le printemps nous offre son bras. Je l’ai pris. Je l'ai laissé mener la danse, comme toute bonne danseuse de tango (ce que je ne suis pas, cependant ! lol).

C’est ainsi que j’ai perçu le printemps de Buenos Aires : un parfait gentleman qui sait se présenter sous son meilleur jour sans pour autant gommer ses travers. Qui reste droit et festif en dépit des coups durs. Charmant sans être clinquant. 

Malgré la fin de la crise économique qui a affligé l’Argentine en 2001, les bidonvilles n’ont cessé d’étendre leurs tentacules au cours des dernières années, me raconte Firmin, Argentin marié à une Jeannoise « pur bleuet » et qui a vécu au Québec pendant treize ans. Au-delà de San Telmo, Palermo, Recoleta, La Boca et autres quartiers privilégiés par les touristes, la vie n’a pas toujours la douceur de la confiture de lait. 


On en voit d’ailleurs de petits bouts dépasser ici et là : dans les parcs, où les itinérants sont plus visibles ; entre les branches des gommeros, où d’autres sans-abris ont élu domicile. À Recoleta, la pauvreté semble se balader avec une marquise fluorescente à travers les enseignes Louis Vuitton, Mont-Blanc et autres Cartier… C’est aussi ça la vie.

Photo: Marie-Julie GagnonBien sûr, en quatre petites journées, je ne prétends pas avoir saisi l’essence de la capitale argentine. J'ai à peine eu le temps de constater ses contrastes et de sentir battre son coeur. 

J’ai l’impression d’avoir mis dans un sac toutes les suggestions reçues par courriel, Twitter et Facebook, secoué le tout et tiré au sort. Cette fois-ci, j’ai opté pour le « menu dégustation ». Comme mes conseillers pointaient souvent dans la même direction, je pense avoir eu le temps de savourer quelques bonnes spécialités locales. Par contre, ce n’est pas ici que j’ai vécu d'énormes chocs culturels. Quiconque a voyagé en Europe trouvera facilement ses repères à Buenos Aires, surnommé « le Paris de l'Amérique du Sud ». 

Au cours des prochains jours, je vous emmènerai donc danser le tango dans une milonga, boire un café con leche dans un lieu historique, assister à un spectacle à grand déploiement dans un hôtel boutique designé pars Philip Starck, goûter au dulce de leche sous différentes formes, découvrir le Buenos Aires d’une jeune femme qui y a grandi et rencontrer Mafalda

Une chose est sûre : maintenant que j’ai pris quelques petites bouchées, je veux essayer tous les plats ! 

Hasta Luego, Argentina !

P.S. : Merci à ma complice de voyage, avec qui j’ai partagé quelques bons repas, plusieurs coupes de vins et un nombre incalculable de commentaires sur le mâle argentin ! lol Merci pour les éclats de rire ! ;-)

Sur le même sujet:

Passion tango

• À la recherche de Mafalda

• Bons baisers de Buenos Aires

• Prendre l'avion à l'ère de la grippe A (H1N1)

À voir : les galeries photos des quartiers San Telmo et La Boca.

Merci à Air Canada, grâce à qui ce voyage a été possible. Air Canada offre cinq vols par semaine à Buenos Aires avec escale à Toronto.

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Marie-Julie GagnonMarie-Julie Gagnon

Sorte de créature hybride à mi-chemin entre Minifée et Carrie Bradshaw, Marie-Julie Gagnon aime autant parcourir la planète sac au dos qu’avec sa valise à roulettes. Aujourd’hui journaliste, reporter, chroniqueuse, auteure et bloggeuse, elle n’arrive toujours pas à choisir le chapeau qu’elle préfère.


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