Une Québécoise à Macao : un autre visage de la Chine
On aime toujours avoir les impressions et les tuyaux de nos compatriotes qui connaissent les régions que nous souhaitons visiter. C'est pourquoi je recueille chaque semaine les témoignages de Québécois exilés qui nous présentent leur coin de pays d'adoption. Mordue de voyage,
Émilie Tessier, 30 ans, a transporté ses pénates à Macao en avril dernier avec
un contrat de professeur de français en poche. Cette bachelière en enseignement du français langue seconde, aussi
détentrice d’un diplôme d'études spécialisées en adaptation scolaire, n’a pas
hésité à plonger : « J'adore ce sentiment quand j'arrive dans une
nouvelle ville, un peu égarée, ne sachant trop où aller... »
Son
quartier : « J’habite à Taipa, qui est l’une des deux îles rattachées à Macao. Mon quartier est un
amoncellement d'édifices tout en hauteur, je dirais même un ensemble d'immeubles attachés les uns aux autres, comme si d'immenses
murs avaient été dressés au centre de la ville. J'ai l'impression de vivre
dans une ville faite en Légo !
« Je vis seule dans un 4 et demi
qui se trouve au premier étage d’un bloc qui en compte 24. L'intérieur de mon appart
est semblable à ceux que nous avons chez nous, sauf qu'il n'y a aucun
garde-robe et que j’ai une mini-cuisinette sans four pour faire à manger. Mes
voisins sont surtout des locaux. Je les vois très rarement, mais je peux
sentir aisément l'encens qu'ils font brûler à la porte de leur logement,
tradition qui vise à éloigner les mauvaises ondes. »
Macao en
résumé: « Au total, la ville compte 460 823 habitants pour une superficie totale
de 28 km2. Macao est différente d’abord parce c’est une Région Administrative Spéciale (RAS) de la République Populaire de Chine – tout comme Hong
Kong – mais aussi parce que c’est
une ancienne colonie portugaise. On trouve donc au sein de la même ville ce
mélange éclectique de culture, d’architecture, de coutumes autant orientales
que portugaises. »
Pourquoi vivre à Macao : « L’opportunité s’est présentée à moi sans que je ne la choisisse vraiment. J’avais une amie qui vivait ici et, puisqu’elle devait revenir au Québec, elle m’a informée que son poste serait disponible au Macau Anglican College, une école internationale. »
Devenir professeur à Macao : «
J’ai d’abord fait parvenir mon c.v. par Internet aux recruteurs de l’école. On
m’a ensuite contactée pour une entrevue. Au mois de décembre, les directeurs de
l’école sont venus au Canada pour passer les entrevues. Je les ai rencontrés
dans un hôtel de Montréal en pleine tempête de neige, deux jours avant Noël !
Après deux heures d’entrevue en anglais, on m’a annoncé que j’étais engagée. On
m’a ensuite mise en contact avec la responsable des ressources humaines de
l’école à Macao et nous avons complété toutes les formalités nécessaires avant
que j’arrive. L’école se charge de tous les papiers, permis de travail, etc. »
Une particularité : « Ici, les communautés chinoise et portugaise vivent en harmonie, ce qui confère à Macao une ambiance fort différente des autres villes de Chine. Aussi, c’est le seul endroit d’Asie ou les casinos sont tolérés. Macao vit donc des profits de ces derniers et est en perpétuelle construction. Il est aussi important de souligner que la Chine se trouve seulement à 10 minutes d’autobus de Macao. »
Ce qu'elle
aime le plus : « La diversité que je peux trouver ici, l’accès au continent asiatique qui
me permet de voyager facilement pendant mes vacances d’été et à des prix plus
qu’abordables ! La simplicité de Macau et le double bain de culture! ! Le fait
qu’il se passe quelque chose de différent tous les soirs dans les bars des
casinos : ladies night, vin et fromage, etc. »
Ce qu'elle
aime moins : « Malgré que la vie à Macau soit plus simple que si j’étais en Chine, il
reste parfois des barrières importantes quant à la langue, même si plusieurs personnes
parlent anglais. De plus, la densité fait que je ne peux pas vraiment faire de
vélo ou de patin à roues alignées puisque c’est dangereux et qu’il n’y a pas
d’espace. La chaleur et l’humidité sont très difficiles à tolérer pour moi. Et puis, Macau étant très petite, j’en ai fait le tour complet en deux jours… »
Voyager à
Macau : « C’est très facile de voyager ici. Pas besoin de visa spécial si on y
reste 30 jours ou moins. On peut atterrir directement à l’aéroport de Macao, mais
c’est plus simple de passer par Hong Kong et de prendre un traversier ensuite.
Les transports en commun sont efficaces et faciles d’accès. C’est tellement
petit que tout peut se faire à pieds sans problème. Les taxis sont très
nombreux et vraiment abordables. »
Ses incontournables : « Le casino Venetian pour son immensité et son luxe, le vieux Taipa pour son ambiance et sa différence, Macao pour y voir les vestiges du temps de la colonie portugaise et Coloane pour la mer, son charme et sa tranquilité. À noter qu’ici, les gens sortent dans les bars des casinos. Tous les trois mois, un band différent vient jouer pour faire danser les gens. Le dernier qui est passé au Bellini, le bar du Venetian, venait de Vancouver et la chanteuse de celui qui se produit actuellement vient de Montréal ! Le Cirque du Soleil offre par ailleurs un spectacle sur une base régulière qui s'appelle Zaia. On peut le voir au casino Venetian. »
Son « pitch de vente » : « Simplicité, accessibilité et diversité ! Vous découvrirez une Chine fort différente que tout ce que vous pouvez vous imaginer ! »
Ses tuyaux : « Le meilleur moment est en octobre ou en novembre quand la température commence à baisser et que les hordes de touristes ont quitté la ville. Ensuite, probablement aussi vers mars ou avril, après le Nouvel An chinois. Si vous atterrissez à Hong Kong, sachez qu’il y a des traversiers toutes les 15 ou 30 minutes. Pas besoin de visa à Hong Kong ni à Macao. Personnellement, je préfère acheter mes billets par Internet. Expedia.ca, CheapOair, CheapTickets.ca et JetcCombo.com sont mes sites favoris.
Le vol prend
en moyenne 20 heures. Essayez de partir tôt le matin pour être en mesure
d’arriver le lendemain vers l’heure du souper. Les possibilités sont nombreuses
quant au trajet. Moi, je préfère passer par Toronto ou Vancouver et faire seulement
une seule escale : moins de risque de perdre mes bagages ! »
Son blogue
personnel : www.emilienchine.blogspot.com
– Marie-Julie Gagnon
***
Vous êtes Québécois et
vivez à l’étranger ? N’hésitez pas à me contacter si vous avez envie de
faire connaître votre coin de pays d’adoption à l'adresse entransit@live.ca !
Commentaires
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Rédigé par : pas | 9 oct 2009 16:45:20
oo
Rédigé par : Francine | 9 oct 2009 17:18:39
Bonjour Emilie,
Félicitations pour vos belles aventures de voyage et pour vos magnifiques photos. Je suis restée 5 semaines à Hong Kong en mars/avril 2009. J'ai marché partout. Je suis aussi allée à Shenzhen pour voir Splendid China et je suis allée à Macau en turbo Jet pour me promener dans le quartier portugais et pour assister au superbe spectacle du Cirque du soleil Zaia à l'Hotel Venetian.
Bonne chance!
Francine