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07/10/2009

Une Québécoise à Macao : un autre visage de la Chine



On aime toujours avoir les impressions et les tuyaux de nos compatriotes qui connaissent les régions que nous souhaitons visiter. C'est pourquoi je recueille chaque semaine les témoignages de Québécois exilés qui nous présentent leur coin de pays d'adoption

Vue de Taipa du Campus (Photo : Émilie Tessier)
Mordue de voyage, Émilie Tessier, 30 ans, a transporté ses pénates à Macao en avril dernier avec un contrat de professeur de français en poche
. Cette bachelière en enseignement du français langue seconde, aussi détentrice d’un diplôme d'études spécialisées en adaptation scolaire, n’a pas hésité à plonger : « J'adore ce sentiment quand j'arrive dans une nouvelle ville, un peu égarée, ne sachant trop où aller... »

Son quartier : « J’habite à Taipa, qui est l’une des deux îles rattachées à Macao. Mon quartier est un amoncellement d'édifices tout en hauteur, je dirais même un ensemble d'immeubles attachés les uns aux autres, comme si d'immenses murs avaient été dressés au centre de la ville. J'ai l'impression de vivre dans une ville faite en Légo ! À Macao, il n’y a aucune maison, que des blocs ou des condominiums. La ville est bordée par la mer de Chine, alors je peux aller marcher au bord de l’eau quand je me sens asphyxiée au milieu de ces monstres. »


Émilie à la plage Hac Sa, à Coloane « Je vis seule dans un 4 et demi qui se trouve au premier étage d’un bloc qui en compte 24. L'intérieur de mon appart est semblable à ceux que nous avons chez nous, sauf qu'il n'y a aucun garde-robe et que j’ai une mini-cuisinette sans four pour faire à manger. Mes voisins sont surtout des locaux. Je les vois très rarement, mais je peux sentir aisément l'encens qu'ils font brûler à la porte de leur logement, tradition qui vise à éloigner les mauvaises ondes. »

Macao en résumé: « Au total, la ville compte 460 823 habitants pour une superficie totale de 28 km2. Macao est différente d’abord parce c’est une Région Administrative Spéciale (RAS) de la République Populaire de Chine – tout comme Hong Kong – mais aussi  parce que c’est une ancienne colonie portugaise. On trouve donc au sein de la même ville ce mélange éclectique de culture, d’architecture, de coutumes autant orientales que portugaises. »

Pourquoi vivre à Macao : « L’opportunité s’est présentée à moi sans que je ne la choisisse vraiment. J’avais une amie qui vivait ici et, puisqu’elle devait revenir au Québec, elle m’a informée que son poste serait disponible au Macau Anglican College, une école internationale. »


Statut de Coloane (Photo : Émilie Tessier) Devenir professeur à Macao :
« J’ai d’abord fait parvenir mon c.v. par Internet aux recruteurs de l’école. On m’a ensuite contactée pour une entrevue. Au mois de décembre, les directeurs de l’école sont venus au Canada pour passer les entrevues. Je les ai rencontrés dans un hôtel de Montréal en pleine tempête de neige, deux jours avant Noël ! Après deux heures d’entrevue en anglais, on m’a annoncé que j’étais engagée. On m’a ensuite mise en contact avec la responsable des ressources humaines de l’école à Macao et nous avons complété toutes les formalités nécessaires avant que j’arrive. L’école se charge de tous les papiers, permis de travail, etc.  »

Une particularité : « Ici, les communautés chinoise et portugaise vivent en harmonie, ce qui confère à Macao une ambiance fort différente des autres villes de Chine. Aussi, c’est le seul endroit d’Asie ou les casinos sont tolérés. Macao vit donc des profits de ces derniers et est en perpétuelle construction. Il est aussi important de souligner que la Chine se trouve seulement à 10 minutes d’autobus de Macao. »

Ce qu'elle aime le plus : « La diversité que je peux trouver ici, l’accès au continent asiatique qui me permet de voyager facilement pendant mes vacances d’été et à des prix plus qu’abordables ! La simplicité de Macau et le double bain de culture! ! Le fait qu’il se passe quelque chose de différent tous les soirs dans les bars des casinos : ladies night, vin et fromage, etc. »

Ce qu'elle aime moins : « Malgré que la vie à Macau soit plus simple que si j’étais en Chine, il reste parfois des barrières importantes quant à la langue, même si plusieurs personnes parlent anglais. De plus, la densité fait que je ne peux pas vraiment faire de vélo ou de patin à roues alignées puisque c’est dangereux et qu’il n’y a pas d’espace. La chaleur et l’humidité sont très difficiles à tolérer pour moi. Et puis, Macau étant très petite, j’en ai fait le tour complet en deux jours… »

Voyager à Macau : « C’est très facile de voyager ici. Pas besoin de visa spécial si on y reste 30 jours ou moins. On peut atterrir directement à l’aéroport de Macao, mais c’est plus simple de passer par Hong Kong et de prendre un traversier ensuite. Les transports en commun sont efficaces et faciles d’accès. C’est tellement petit que tout peut se faire à pieds sans problème. Les taxis sont très nombreux et vraiment abordables. »

Tennis et terrasse (Photo : Émilie Tessier)
Ses incontournables : « Le casino Venetian pour son immensité et son luxe, le vieux Taipa pour son ambiance et sa différence, Macao pour y voir les vestiges du temps de la colonie portugaise et Coloane pour la mer, son charme et sa tranquilité. À noter qu’ici, les gens sortent dans les bars des casinos. Tous les trois mois, un band différent vient jouer pour faire danser les gens. Le dernier qui est passé au Bellini, le bar du Venetian, venait de Vancouver et la chanteuse de celui qui se produit actuellement vient de Montréal ! Le Cirque du Soleil offre par ailleurs un spectacle sur une base régulière qui s'appelle Zaia. On peut le voir au casino Venetian. »

Son « pitch de vente » : « Simplicité, accessibilité et diversité ! Vous découvrirez une Chine fort différente que tout ce que vous pouvez vous imaginer ! »

Ses tuyaux : « Le meilleur moment est en octobre ou en novembre quand la température commence à baisser et que les hordes de touristes ont quitté la ville. Ensuite, probablement aussi vers mars ou avril, après le Nouvel An chinois. Si vous atterrissez à Hong Kong, sachez qu’il y a des traversiers toutes les 15 ou 30 minutes. Pas besoin de visa à Hong Kong ni à Macao. Personnellement, je préfère acheter mes billets par Internet. Expedia.ca, CheapOair, CheapTickets.ca et JetcCombo.com sont mes sites favoris. 

Le vol prend en moyenne 20 heures. Essayez de partir tôt le matin pour être en mesure d’arriver le lendemain vers l’heure du souper. Les possibilités sont nombreuses quant au trajet. Moi, je préfère passer par Toronto ou Vancouver et faire seulement une seule escale : moins de risque de perdre mes bagages ! »

Son blogue personnel : www.emilienchine.blogspot.com

 Marie-Julie Gagnon

***

Pour plus d'information, consultez le site du Macau Government Tourist Office.           

Vous êtes Québécois et vivez à l’étranger ? N’hésitez pas à me contacter si vous avez envie de faire connaître votre coin de pays d’adoption à l'adresse entransit@live.ca !

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Marie-Julie GagnonMarie-Julie Gagnon

Sorte de créature hybride à mi-chemin entre Minifée et Carrie Bradshaw, Marie-Julie Gagnon aime autant parcourir la planète sac au dos qu’avec sa valise à roulettes. Aujourd’hui journaliste, reporter, chroniqueuse, auteure et bloggeuse, elle n’arrive toujours pas à choisir le chapeau qu’elle préfère.

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