Une Québécoise à Taïwan : pour l'amour du chinois
C'est l'amour de la langue chinoise qui a amené la Québécoise Manon Garceau à transporter ses pénates à Taïwan il y a dix ans. Parallèlement à ses études, elle a travaillé pour une compagnie d'exportation pendant huit ans. Elle y faisait notamment de la traduction. Elle enseigne aujourd'hui le français à l'Institute of European Languages de Taipei.
Son quartier : « J'habite seule dans un studio d'une pièce sur une des artères principales au nord de Taipei, le quartier "in". Tous les restos, karaokés, bars et boutiques y ont pignon sur rue. Mon chez-moi se trouve au 11e étage d'un édifice à bureaux, mais il y a quand même pas mal de gens qui habitent l'immeuble. C'est le dernier étage, au coin... Je fais face aux plus grosses montagnes qui encerclent la capitale. C'est très beau le soir avec la ville illuminée. Le métro est à une minute de chez moi et mon boulot, à 30 secondes ! »
Pourquoi vivre à Taipei : « C'est d'abord la possibilité de parler chinois au quotidien qui me plaît à Taïwan. C'est ma passion. J'aime aussi le fait que ça bouge tout le temps, partout. On se sent en vie. Les Taïwanais aussi contribuent à mon enracinement. Ils sont naturellement chaleureux et ouverts, toujours prêts à aider, d'une patience et d'un dynamisme inégalable. »
Voyager à Taïwan: « Il est très facile de voyager ici même si on ne parle pas la langue. On voit plusieurs traductions en anglais un peu partout. Le métro peut même nous emmener à l'extérieur de la ville, près des sources d'eau chaude par exemple. Le système de transport en commun est excellent et très facile d'accès pour tous. »
Ses coups de coeur touristiques: « La mer, qui est à une trentaine de minutes de Taipei en voiture, les montagnes, tant celles de la capitale que des environs, et les marchés de nuit, notamment Shiling. J'aime aussi beaucoup le quartier de Beitou, où se trouvent des sources d'eau chaudes, et les plages du sud de l'île ! »
Ses incontournables à Taipei : « Les temples (Shantao et Longshan), Chang Kai-Shek Memorial Hall et, bien sûr, Taipei 101, qui a été le plus haut édifice au monde de 2004 à 2007, jusqu'à ce que Burk Dubaï lui rafle le titre. »
Ce qu'elle aime moins : « La chaleur, l'humidité et la pollution de la ville. »
Ce qui l'agace : « Les gens devraient comprendre que Taïwan n'est pas la Chine ! C'est totalement différent. D'abord, Taïwan est une île. Les valeurs ancestrales de la culture chinoise y ont sont toujours présentes malgré le rythme de la vie moderne. C'est une perle encore méconnue de la majorité des Occidentaux. Sa diversité végétale impressionne et ses plages du sud n'ont rien à envier à bien d'autres plages plus connues ! »
Ses tuyaux : « À mon avis, le meilleur moment de l'année pour visiter Taïwan est d'octobre à avril. En janvier, il fait plus froid, mais ce n'est rien en comparaison avec le froid du Québec ! »
Note de Marie-Julie : Personnellement, je préfère Taïwan au printemps, avant qu'il ne fasse trop chaud (en mars-avril), ou au moment où les sakuras (cerisiers) sont en fleurs, en février. Pour certains (comme moi !), l'humidité est très difficile à supporter l'hiver.
Pour plus d'information sur Taïwan, consultez le site officiel de Taiwan Tourism Bureau. Également à découvrir, le concours Best trip of the World. On peut visionner les vidéos des participants sur la chaîne YouTube taiwanbesttrip.
– Marie-Julie Gagnon

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